Si l’enseignement de la communication en Côte d’Ivoire a pris de l’importance et a évolué avec la naissance de plusieurs écoles et instituts de formation en la matière, l’introduction de la communication de crise dans les maquettes de cours est rare.

De fait, l’enseignement de la communication de crise est nouveau en Côte d’Ivoire. Cependant, certaines institutions de formation et universités ont commencé à l’insérer de façon formelle dans leur programme de formation. Autrement dit, l’enseignement de la communication de crise en Côte d’Ivoire est à un stade embryonnaire.

L’enseignement et la pratique de la communication de crise sont perçus différemment, quant à leur évolution. En effet, la pratique de la communication de crise se faisait dans une approche de la gestion de crise dans les pays africains. Seulement cette approche de la gestion de crise n’était véritablement pas de la communication de crise. De fait, la gestion de crise requiert, de la part des personnes ressources, une capacité à organiser et à coordonner les efforts des différents acteurs impliqués.

Or, la communication de crise met en exergue la problématique de l’information et de la communication en période de crise. La communication de crise en Côte d’Ivoire et en Afrique dévoile les importunités du management des crises liées à la communication zéro, à la communication utopique, à la communication négative et aux incommunications qui sont attentatoires à la communication positive et efficace. Ainsi, l’éventualité (la réalité) d’une gestion scientifique de la communication en période de crise a imposé l’insertion de l’enseignement de la communication de crise en Afrique, surtout en Côte d’Ivoire depuis la multiplication des crises sociales, économiques, politiques, militaires.