Posted on: 2021-09-04 Posted by: Naole Média Comments: 0
Kwame Senou est un expert en communication et en relations publics, ayant une riche expérience au sein des multinationales (Havas Africa, Starcom MediaVest, Omnicom Media Group) dans les pays d’Afrique Francophone ; où il a notemment accompagné des clients des secteurs public et privé, et des organisations non gouvernementales.

C’est depuis Abidjan qu’il évoque le nouveau cap que vient de franchir Opinion & Public BCW, l’agence de communication qu’il a cofondée et dirige depuis sa création.

Vous avez récemment été nommé membre du Conseil d’Administration de PRCA Africa Network, le réseau africain des professionnels des relations publics*. Que représente cette distinction pour vous ?

PRCA est la plus grande association de relations publiques au monde et c’est donc un double sentiment de fierté et de responsabilité que de siéger au sein de son conseil d’administration pour l’Afrique aux côtés de professionnels expérimentés. C’est également pour moi, un appel à porter la voix des francophones dans cette instance avec Eloine Barry, qui y siège également. En effet, il y a des disparités entre des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud et le reste du continent dans la pratique des relations publics. Il faut donc veiller à ce que les spécificités de toutes les parties du continent, puissent être prises en compte. Aujourd’hui par exemple, le dialogue avec les autres membres porte beaucoup sur la promotion de notre métier, de l’éthique, de la formation et le renforcement des compétences. Il y a donc beaucoup de choses sur la table et ce sera un travail de longue haleine.

Votre entreprise vient de signer un partenariat stratégique avec BCW Africa, une agence de communication africaine de premier plan. Quelles sont les motivations à l’origine de ce partenariat et comment cela s’est-il concrétisé  ?

BCW précédemment Burson Cohn & Wolfe est l’une des principales agences de communication au niveau mondial. Il nous a paru nécessaire de renforcer notre connaissance locale des publics et des déterminants de l’opinion avec une expertise mondiale éprouvée. Je crois profondément aux alchimies et avec les responsables de BCW Africa, représentant le groupe sur le continent notamment Robyn de Villiers et Lyn Fourie, nous avons trouvé des partenaires sérieux ayant envie de bâtir une relation mutuellement bénéfique. Tout est allé très vite entre juillet 2019 où nous avons échangé et le 1er septembre 2021 où nous avons annoncé le partenariat. Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs clients de premier plan depuis ces premiers contacts. Cela nous a permis de bien nous rassurer sur notre capacité à collaborer. Nous avons par exemple pu participer au programme BCW Starting Blocks qui est un stage virtuel continental qui met en relation des jeunes professionnels et facilite l’acquisition de compétences pratiques grâce aux séminaires délivrés par des dirigeants de nos différents bureaux. 3 jeunes femmes et 1 jeune homme ont, grâce à nous, pu y participer. Nous avons également collaboré sur le classement Twiplomacy qui présente les niveaux d’influence des dirigeants politiques dans l’univers digital. C’est donc un partenariat qui fonctionne déjà très bien.

Quel apport aura cette coopération sur l’expertise de votre agence et sur l’accompagnement stratégique de vos clients actuels ?

Ce partenariat nous apportera concrètement 3 choses : l’accès aux méthodologies éprouvées de BCW, des clients internationaux recherchant un accompagnement local et enfin la force de la marque BCW pour la promotion de notre offre. Il va s’en dire que nos clients actuels et futurs bénéficieront de meilleures réponses à leurs problématiques. Notre mission à Opinion & Public BCW est d’aider nos clients à créer les conversations pour façonner l’opinion et gagner le public. Cette mission fait écho à celle de BCW qui est de faire bouger les gens (moving people) pour le compte des organisations clientes. C’est donc dire que nous sommes alignés dans la façon dont la communication doit se faire. BCW c’est aussi un modèle unique, on parle de communication intégrée. En effet, BCW est la fusion de Burson Marsteller et de Cohn & Wolfe. Burson Marsteller était très réputé pour la gestion de crise et Cohn & Wolfe pour la communication créative. Tout cet ensemble de services aujourd’hui est disponible pour nos clients que ce soit la gestion de crise, la communication créative, les relations médias (Nous avons gagné le Sabre Awards Africa de la meilleure campagne de relations médias). 

En rejoignant BCW Africa, vous avez également changé d’identité (d’ « Opinion & Public » à « Opinion & Public BCW » Ndlr.) Quels autres changements apportera cette coopération, concernant par exemple votre organisation interne et votre stratégie de positionnement ?

 Il s’agit en effet d’un rebranding. Cela implique des changements dans notre identité, tous nos outils ont déjà changé et nous produisons au fur et à mesure les derniers éléments. En ce qui concerne le positionnement, nous passons du statut d’une agence locale à un statut d’affilié local d’une agence internationale (Numéro 3 mondial au classement Provoke Media). Cela changera notre offre. Mais pour nous le plus important c’est le transfert d’expertise et de compétences que nous pouvons mettre à la disposition de nos clients et de nos partenaires. Hier et aujourd’hui, nous ne nous fermons pas aux autres, nous travaillons avec des entités concurrentes à la nôtre tout en respectant les conflits d’intérêt parce que notre expertise en matière de gestion des clients non francophones en Afrique Francophone s’est renforcée. Ce qui ne change pas c’est notre enthousiasme à créer des campagnes qui produisent du résultat et qui vont au-delà des statistiques. Nous aimerions aussi continuer à gagner des trophées.

Comment se projette désormais « Opinion & Public BCW » ?

Nous voulons devenir l’un des bureaux les plus importants de BCW sur le continent en nombre de clients et en facturation annuelle. Ceci se fera en améliorant notre approche de la croissance fondée sur une visibilité constante, des reconnaissances professionnelles et un dialogue avec nos clients.  Ce dialogue avec les clients va orienter nos choix : c’est que nous devons investir dans la formation de nos clients actuels et futurs partenaires afin qu’ils puissent mieux cerner leurs besoins. Nous aimerions aussi pouvoir intensifier en 2022, notre capacité d’accueil de stagiaires pour leur fournir une formation intéressante en complément de celle donnée par les écoles. C’est un moyen de déjà préparer la prochaine génération de professionnels, de contribuer au rayonnement de notre métier et à la promotion de la bonne pratique.

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